Les réseaux et toi

Je ne pense pas être une addict aux réseaux. Mais j’y perds certainement quelques heures par jour. 

Sans tomber dans la diabolisation, il est préférable de prendre les réseaux pour ce qu’ils sont. Ils sont censés être des outils de mise en lien entre les personnes, des facilitateurs de partage d’informations. Et si tu fais n’importe quoi avec un outil, ce n’est peut-être pas que la faute de l’outil, ça vient peut-être aussi de ta façon de t’en servir.

Outil ou paire de menottes ?

En réalité, rares sont ceux qui ne se font jamais happer par ces petits démons qui nous notifient à tout va. Finalement, on se retrouve rassemblés sans se voir, l’œil et le cerveau englouti dans les offres commerciales, les vidéos qui font le buzz, les visages synthétiques clonés, les pubs pour la pâte à tartiner et son huile de palme d’hypocrite. Oups !

Non, pas toi ? Alleeeeez….

Je disais justement dans l’article précédent que je commençais ma journée en ouvrant Instagram. Je vais essayer de me débarrasser de cette mauvaise habitude, parce que la manière dont je commence ma journée vaut mieux que ça.  Je décide que je vaux mieux que ça, et toi aussi. Alors j’essaie de comprendre, d’analyser le pour, le contre, et de tirer des enseignements de tout ça.

Etre honnête avec son utilisation des réseaux sociaux

J’ai arrêté de regarder les journaux d’informations télévisés il y a longtemps. Facebook est d’ailleurs mon principal canal d’informations. Je suis au courant du principal et d’informations plus ciblées que j’ai choisies de recevoir via mes abonnements à des pages, des groupes, etc. J’y passe quand même trop de temps, je « traîne » sans but et d’un coup je me dis « Mais qu’est-ce que je fiche ? » et je quitte tout !

Instagram. J’ai un faible pour ce réseau, j’ai un faible pour les images et les photos. Non-non, ne t’inquiète pas, je lis aussi des livres de grand avec que de l’écriture dedans. Je suis beaucoup de comptes qui m’inspirent, me motivent et m’apportent globalement de bonnes ondes. A l’inverse, j’évite ceux qui pourraient attiser envie, colère, sentiment d’injustice, ou qui simplement ne m’apportent rien car les centres d’intérêt, ça ne se discute pas. Ces centres d’intérêt ont justement évolué avec les années et mes abonnements n’ont pas toujours suivi en rythme.

Et toi, par quel réseau te laisses-tu mener à la baguette ?

A moins de développer un agacement pour un compte qui se mettrait à partager du contenu avec lequel je serais en désaccord et avec lequel mes valeurs ne colleraient pas… je ne penserais pas à stopper mon abonnement. De temps en temps, ça me prend et je fais du tri. Je ne me désabonne pas forcément par désamour irréfutable. Mes envies évoluent, j’ai parfois envie de plus de paysages ou de moins de make-up. Les nouveaux algorithmes… Arf, sans commentaires. 

Ok, faire du tri, c’est déjà ça. Ensuite, ne pas ouvrir l’application par automatisme. Là, on tient déjà un plus gros morceau non ? Car c’est certainement la conséquence d’un nouveau problème de société. Nous sommes incapables de nous ennuyer. Juste exister, attendre tranquillement, sans rien faire, seul. Dès que l’on arrive sur le quai du métro, peut-être même avant déjà, en marchant. Quand on a deux secondes de répit au boulot ou à la fac. Quand on est aux toilettes (ne niez pas, je le sais). Et quand je marche dans l’allée du sous-sol de mon immeuble, entre mon garage et mon ascenseur, alors que ça ne capte même pas. Stop, c’est ridicule non ?

Et si on se laissait penser, et si on regardait juste autour de nous dans la rue. Le ciel, les reflets sur les immeubles et dans les flaques d’eau. Et si on vivait juste le moment présent. Est-ce que l’on n’apprécierait pas plus de réserver de vrais moments d’attention aux belles images et aux contenus intelligents que l’on peut trouver sur les réseaux ? Si on faisait ce choix, on savourerait ça comme une bouffée d’inspiration et comme une récompense. Une récompense après avoir été plus présent, plus concentré et plus efficace dans notre vie…

Quand j’ai eu l’idée de cet article et que j’ai commencé à le rédiger, je me suis dit qu’il fallait que je propose des solutions. C’est marrant comme le fait d’écrire pour les autres est une forme d’engagement. Je me prends plus par la main pour passer des bonnes résolutions aux actions concrètes.

Un début de solution ?

Tout d’abord je suis tombée par hasard sur l’application Forest. C’est un système tout simple qui incite à rester concentré sur une tâche que l’on a choisie, pendant une durée que l’on a choisie. Tu « plantes » un arbre virtuel et durant tout le temps où il doit grandir, tu ne peux pas utiliser d’autres applications sur ton téléphone. Si tu choisis 1h par exemple, le chrono se met en route, et si tu ouvres un message ou quoi que ce soit, pouf ton arbre meurt, tu as perdu. Il y a même une version premium à 2.19 € pour participer à la plantation de vrais arbres sur la vraie planète qui en a bien besoin. Je vais peut-être l’activer mais pas tout de suite, je suis plutôt écolo mais là je suis dans une période « toutes les petites économies sont bonnes à prendre ».

J’ai aussi testé une application nommée QualityTime. Il en existe quelques autres similaires bien sûr. Mais vous ne m’en voudrez pas, je ne suis pas testeuse pro et je ne voulais pas m’éparpiller. En plus elle m’a apporté satisfaction alors je n’avais pas de raison de chercher plus loin. Tous les soirs, je regarde combien de temps de ma vie j’ai passé sur mon téléphone et sur quelles applications en particulier. Ça a un petit effet culpabilisant ou coup-de-pied-aux-fesses qui peut peut-être m’aider à ne pas saisir mon téléphone toutes les 5 min. 

Est-ce bizarre d’utiliser des applications pour ne pas en utiliser d’autres ? Vous avez 2h.

Et puis ensuite, il faut aussi se laisser du temps. Une habitude peut se prendre en 21 jours parait-il. Je crois que c’est souvent bien plus. J’espère en tout cas que cet article vous aura plu. Qu’il aura éveillé un petit bout de conscience qu’une utilisation raisonnée des réseaux est possible et souhaitable. Que pour votre bien-être et une présence plus consciente dans votre vie, vous pouviez prêter attention à ces petites choses qui vous occupent dans le vent. Un mot pour conclure :

Choisissez en pleine conscience

ce que vous faites de ces outils…

et de votre temps.

1 commentaire sur “Les réseaux et toi

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