Emménager dans une nouvelle ville – l’après

Petite intro

Qu’est-ce qui se passe dans notre tête quand on s’apprête à changer de vie, à changer de ville ? Comment on s’y prend ? Qu’est-ce que l’on peut gérer et organiser ? Et au contraire, sur quoi est-ce que l’on n’a pas prise ?

J’ai donc rédigé une série d’articles sur l’avant, le pendant et l’après. J’essaie d’aborder ce sujet parfois angoissant, parfois euphorisant. Je vais tenter de vous apporter un début de réponse, des pistes pour vous détendre et des idées pour prendre ce changement avec le plus de joie possible !

Note : Je m’appuie sur ma propre expérience dans un contexte précis.

Je voulais partir vivre dans une ville que j’avais choisie auparavant, et je m’étais donné 6 mois pour trouver un job, puis un appartement. Je pouvais être logée chez un membre de ma famille dans un premier temps. Ce contexte n’est pas forcément le vôtre, il y a des tas d’autres possibilités. La plupart des conseils que j’ai tirés de mon expérience sont cependant applicables à d’autres contextes.

Se déplacer et se repérer

Au fur et à mesure, j’ai lié connaissance avec quelques personnes, je suis sortie un petit peu au cinéma, je me suis baladée « en ville ». J’ai pris mes marques, j’ai commencé à me repérer, à me tromper de sens dans le métro un peu moins fréquemment. J’ai mis plus de 6 mois à retenir l’emplacement du quartier de la Croix Rousse, que je croyais toujours être du côté neuvième. Le Rhône et la Saône, je vous en parle même pas. Je croyais être dans le cinquième et j’étais sur la presqu’île. Les beaux jours sont arrivés, je voulais passer tout mon temps libre après le boulot sur les berges du Rhône, au soleil, sur les terrasses des péniches. J’ai commencé à avoir mes petites habitudes.

Découvrir et s’activer

Pas de mode d’emploi, mais soyez curieux, tenez-vous informé. Profitez des événements gratuits, osez et sortez de chez vous et de votre zone de confort. Je me suis parfois inscrit à plein de trucs pour en faire la moitié, mais ce n’est pas grave. Je ne me suis finalement pas inscrite en salle ou club de sport. Mais vu que mon truc c’est la course à pied, j’ai participé et je participe toujours aux événements gratuits de Courir à Lyon, Terre de Running ou Spode.

Tester de nouvelles activités

Pour le reste j’ai découvert quelques lieux, quelques bouts de quartier, quelques musées… mais il me reste beaucoup à découvrir. J’ai prévu de démarrer un peu de piscine ce mois-ci et de la danse en septembre. Je ne sais pas encore où et quand, j’avais même pas de maillot. Pour la piscine, je vais comparer les prix des cartes 10 entrées/ les services proposés/ la distance de mon domicile/travail. (J’ai commencé en fait, et c’est pas si évident). Pour la danse, je compte ne pas louper les forums des associations des arrondissements environnants qui ont lieu fin août – début septembre.

Les nouveaux amis

C’est un sujet tabou, bizarrement. Comme si c’était honteux. N’importe quoi ! Se faire des amis dans une nouvelle ville quand on n’a pas ou peu de cercle de base, c’est compliqué. On a beau dire, si les quelques personnes que l’on côtoie ne nous incluent pas dans leur propre cercle et ne nous présentent pas du monde, y’a pas de miracle. Et puis ce n’est pas une soirée ponctuelle qui va forcément changer quelque chose. Il faut un peu de récurrence pour voir si y’a un feeling commun qui se crée, en général. Les activités sportives et de loisirs peuvent aider, mais comment dire ? Ce n’est pas automatique. Tu ne vas pas faire des squats pour te faire une copine. Enfin toi si, mais la fille d’à côté vient juste faire des squats, elle. Elle a déjà des potes, elle est là pour suer, déconner 5 min et rentrer chez elle. Je ne fais pas de cynisme mais c’est une probabilité assez forte. Donc ça ne prend pas facilement.

Ce n’est pas grave, c’est normal, c’est comme ça pour tout le monde. On va dédramatiser direct ce passage pas évident. Faut pas se prendre la tête pour autant. Si vous êtes en mode : « Personne ne m’aime, je suis nulle, je suis inintéressante et je sais même pas ce que me trouvent mes amis que j’ai abandonnés, je veux retourner près d’eux ouhiiiinnnn »… STOP ! Vous êtes ici maintenant, alors on se secoue et on va faire des rencontres. Vous n’êtes pas prêt à devenir best-friend avec le premier inconnu rencontré dans la rue ? Bah les autres humains non plus. Alors ça prendra peut-être un peu de temps mais y’aura un feeling qui fera la différence à un moment. Comme pour les rencontres amoureuses. Et en attendant, les petites discussions sympathiques par-ci, par-là, et les invitations et visites des copains feront du bien. La distance n’arrête pas les vraies amitiés.

Etre ouvert et s’intéresser aux autres

A ce qu’il paraît… les lyonnais ne sont pas faciles de ce côté-là ? Je crois surtout que tous les nouveaux qui débarquent dans une région ou une ville disent ça des locaux. Je n’ai pas tant bougé que ça, géographiquement, et j’ai déjà beaucoup entendu ce genre de jugement à l’emporte-pièce. En plus, il faut les comprendre. Les lyonnais, ils ne sont pas froids ou méchamment « entre eux » parce qu’ils n’aiment pas le reste du monde. Ils ont juste déjà leurs amis, leur réseau, et voient arriver des gens (nombreux) qui ne sont que de passage dans leur ville. C’est comme ça dans toutes les régions qui attirent touristes et nouveaux arrivants. Beaucoup de personnes ne viennent à Lyon que pour quelques années. En plus la pression démographique s’est accrue ces dernières années, et il y a eu un effet mode chez les 18-30 ans. Mon conseil finalement ? Privilégiez les rencontres avec les expat’ comme vous et ne jugez pas trop vite !

En tout cas, pour conclure : J’adore Lyon ! Je considère que c’est ma ville maintenant. Je ne regrette pas mon choix, je m’auto-remercie régulièrement d’avoir franchi le pas et de ne pas avoir reculé quand j’aurais pu le faire. Je voudrais toujours plus profiter de la ville, mieux la connaitre, la visiter plus souvent ! Je voudrais participer à plus d’événements parmi tous ceux qui m’intéressent chaque jour et auxquels je ne peux pas me rendre (je ne me dédouble pas encore, et ma pote la flemme rôde). Mais je suis déjà bien assez heureuse avec la vie que je mène actuellement…

Voilà, cette série d’article se termine ici. Comme vous l’avez lu, certaines périodes m’ont mises en difficulté. Globalement, le changement, petit ou grand, me sied bien. Ne commencez pas à faire ma psychanalyse 🙂 je suis aussi ravie de poser mes bagages pour un moment, d’avoir un nid douillet où me poser régulièrement, seule avec moi-même. J’ai bien vu que l’on ne vivait pas tous ce genre de changement de la même façon. Certains de mes proches paniquaient un peu pour moi, d’autres levaient simplement un sourcil, certains étaient juste curieux, contents ou gentiment envieux.

Et vous, ça vous fait quoi, de démarrer une nouvelle vie ? d’emménager dans une nouvelle ville ? Vous vous retrouvez dans mes difficultés et mes joies ? Vous voulez plus de conseils sur la recherche d’emploi ?

Team #ohmondieunon / #depuisletempsquejattends / #çavalefaire ?
Je vous attends aussi sur instagram 😉 lattitude_blog

2 commentaires sur “Emménager dans une nouvelle ville – l’après

  1. Moi aussi je te remercie d’avoir franchi le pas, ça a permis une très chouette rencontre ! 😃
    Je pense que tu connais déjà largement mieux le ville que moi alors que je suis arrivée y a presque 4 ans maintenant, mais ton post me donne envie de faire un peu plus d’efforts ! 🙃

    1. Oui une chouette rencontre, c’est clair ! Je sais pas si je connais mieux la ville, à mon avis c’est une illusion que je donne bien ahah ! Par contre tu connais bien mieux les environs « nature » de Lyon je pense, et ça c’est cool 🙂

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