L’orthographe me refrène

Oh, tu as fait une faute, là.

Vous connaissez l’orthographe-shaming ? et les grammar-nazi, ça vous parle ? Je suis sure que non, sauf si vous êtes directement concerné-e.

Aujourd’hui, je partage quelque chose dont j’ai irrémédiablement honte :

Je ne suis pas bonne en orthographe.

J’en ai d’autant plus honte que je lis beaucoup, que j’ai un certain niveau d’étude, un certain niveau d’instruction intellectuelle, que je dois moi-même corriger les fautes d’autres personnes dans mon job. Ça ne colle pas avec le tableau vois-tu.

Je devrais faire des efforts, m’appliquer, réfléchir, faire attention, me relire, connaître cette règle, me souvenir de ce moyen mémo-technique. Sauf que ça ne marche pas, pas assez. J’ai progressé très lentement depuis le début de ma scolarité sur ce point. Il y a des mots que j’écris chaque semaine et qui restent un mystère pour moi. Je n’arrive pas à les photographier, je confond leurs formes avec celles d’autres mots auxquels ils ressemblent. Je ne suis pourtant pas dyslexique ou dysorthographique, ou alors, crotte, on est vraiment passé à côté d’un truc.

Je suis juste mauvaise en orthographe, et surtout en orthographe de la conjugaison (mais pas nécessairement mauvaise en conjugaison, je sais, c’est compliqué).

Ça y est elle invente des trucs en plus ? Je m’explique. Je suis difficilement collable sur la conjugaison à l’oral. Car la lecture m’a appris ce qui se disait, et ce qui ne se disait pas. Je ne connais pas les règles, mais je sais. Je connais les sons, mais les terminaisons à l’écrit, là : y’a plus personne ! Ahaha… rire un peu jaune.

Je me suis mis à déculpabiliser (et non à arrêter de faire des efforts, nuance) avec la parution de quelques articles et strips dans la presse web… Je voulais juste partagé ça avec vous. Vous inviter à plus de bienveillance, de gentillesse, de tact. Moi, ça m’a aidé à être plus bienveillant avec moi-même. C’est déjà cool 😀

l’histoire de Cy…

l’histoire d’Annalkiss…

Et n’oubliez pas : ce n’est pas parce que l’on écrit mal, que l’on est handicapé de l’orthographe ou de la syntaxe, que l’on est  au choix : stupide, bête, illettré, incapable, bref que l’on a moins de valeur en tant qu’adulte. S’il vous plaît, arrêter de nous infantiliser… Soit vous êtes capables de nous corriger gentiment, avec tact et humour, soit c’est au dessus de vos forces et vous pouvez passer votre chemin et aller méditer 10 min. Peace.

Ce que je vais vous dire ne devrait pas vous étonner maintenant :

Je fais corriger mes articles de blog par ma Maman d’amour.

Mais pas celui-ci. Je joue le jeu d’Annalkiss 😉 Cet article a été rédigé en mars 2018 Je viens d’écrire la conclusion, je termine cet article et je le publie. Mais avant, je jette un coup d’oeil à la première date sur mon tableau de bord wordpress… J’ai commencé l’écriture de cet article en mars 2018. M-a-r-s 2018… il y a presque un an.

(Là, je pars sur autre chose)

Je n’ai pas osé le publier. Je n’ai pas osé publier grand chose d’ailleurs depuis cette période. J’ai choisis de consacrer moins de temps à la rédaction, j’avais peur de publier des articles moins abouti, trop long, trop hors sujet. je me suis mise trop de barrière toute seule. Et j’avais peur de me planter avec des fautes d’orthographe. Alors je vais arrêter avec mes pensées limitantes et me re-lancer. Je vais surement faire des bêtises, publier des textes que je voudrais améliorer 15 fois, survoler des sujets que je voudrais approfondir durant des heures, mettre trop de photos ou pas assez et faire des fautes. Mais je vais re-passer à l’action.

Que ce blog vive, et « Qui aime me lire, me suive ! »…

p.s. : Je continuerai quand même de demander un coup de pouce à ma maman, mais ce sera moins « l’étape ultime infranchissable de la publication » 😉

4 commentaires sur “L’orthographe me refrène

  1. Mars… en effet ça fait long. Je connais bien ce soucis de vouloir reprendre 15 fois (on va reprendre ton chiffre pour l’idée mais c’est souvent bien plus) un texte, quel qu’il soit (y compris ici). Pour beaucoup, le jugement (éventuel) derrière. Par les autres et/ou nous-même. D’autres motifs accompagnent cette crainte, en plus. Rendant la simple tâche plus imposante et inquiétante à nos yeux encore.
    Par contre, l’orthographe n’est pas mon frein personnel, ou du moins il est minime. Et j’ai peur de me reconnaître dans ces grammar-nazi dont tu parles au début. Je ne connaissais pas les termes, en effet, car non(ou très peu) concernée. J’ai souvent corrigé mes amis et collègues, ma famille aussi, depuis très longtemps. Tout le monde ne le prends pas de la même façon. Mon intention est l’aide bienveillante mais il est souvent arrivé que l’on refuse ou prenne mal ma rectification. Car pris personnellement bien souvent, l’ego, comme dans beaucoup de situations de la vie courante. Avec le temps, je pense le faire avec plus de tact et bien moins souvent. Et surtout, les personnes les plus proches de moi et celles qui le deviennent sont celles qui connaissent mon intention et ne se sentent pas/plus mal à l’aise ni jugées et accueillent positivement mes paroles dans ces situations.
    Bonne continuation

    1. Et oui, on peut être le plus bienveillant du monde, nos actions sont toujours sujettes à interprétation. Il faut apprendre à en tenir compte et dans un monde qui nous enseigne l’inverse depuis que nous sommes petits, il faut désapprendre à donner des conseils sans sollicitation. Ça ne veut pas dire que l’on ne doit pas se soucier des autres ou ne plus s’investir dans l’aide que l’on voudrait apporter. Mais il faut simplement vérifier en amont que la personne à envie de recevoir… Tiens ça me fait penser au consentement, en voilà une belle idée d’article qui pourrait faire suite à celui-ci. Merci pour ce commentaire Liseuse 😉

  2. Il est intéressant cet article! Je ne pense pas faire beaucoup de fautes, mais parfois je me (re)pose des questions existentielles à la recherche de telle ou telle règle alors que si j’avais écrit sans réflechir je serai peut être tombée juste du premier coup. La relecture de la maman c’est imparable 😉 Et j’évite de faire ma grammar nazi quand je lis , on ne sait jamais ce qui se cache derrière une faute (inattention, dyslexie, frappe trop rapide, langue non maternelle, …) et il ne faut pas juger trop vite

    1. Merci, c’est de cette bienveillance dont on a tous besoin… En effet, on ne sait jamais quel est le vécu derrière une faute où une action que l’on pourait jugé inadaptée. 🙂

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