Le plus beau site archéologique du Mexique

Ses édifices sont parmi les mieux conservés, enfouis dans la jungle lacandone, ils valent assurément le détour. Je commençais à être rodée en termes de vieilles pierres au Mexique (mais je ne dis pas que je sais tout-sur-tout) lorsque j’ai découvert ce site. Il m’a pourtant surprise et conquise ! Et si vous devez faire un choix, voilà de quoi vous convaincre.

Une idée du travail colossal de défrichement et de restauration
pour avoir la chance de « voir » ses vieilles pierres.

Pour commencer, une brève entrée en matière

Palenque est le premier site maya découvert, à la fin des années 1690 ! Le frère Ramón de Ordoñez y Aguilar (je suis incapable de prononcer ce nom correctement !) venu évangéliser le Chiapas, découvre les vestiges d’une immense cité perdue dans la jungle. A-t-il oublié de noter l’emplacement de sa découverte, ou est-ce que ces contemporains avaient mieux à faire ? Toujours est-il que la cité est restée cachée encore un moment.
C’est en 1841, via l’explorateur John Lloyd Stephens, que son existence est révélée au monde entier.
Ses principaux monuments ont été édifiés entre 500 et 700, au cours d’une longue période d’apogée. Il faut d’ailleurs savoir qu’il n’y a jamais eu d’empire maya, mais plutôt de longs siècles de rivalités entre les différentes cités-état, celles-ci se volant la vedette, la démographie et la puissance économique à tour de rôle.

Aaaah… de l’ombre !

Aujourd’hui, 35 édifices ont été dégagés et restaurés sur une zone couvrant 2,5 km2, soit 10% de l’étendue initiale. Si vous avez besoin de repères, Palenque est de taille moyenne par rapport à d’autres sites pré-colombiens. Au cœur de la jungle tropicale, les ruines de Palenque sont en réalité les restes du centre d’une grande ville qui s’étendait sur environ 8 km2. Il est très fréquent de nos jours que seul le cœur d’une citée maya demeure émergé. Et surtout, d’autres parties existent encore, enfouies sous la terre, les pierres et les arbres qui ont eu des siècles pour les recouvrir.

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Pas besoin d’être un passionné ou un expert pour remarquer et apprécier « la finesse et la légèreté » des édifices. L’Otulum, un affluent du fleuve Usumacinta, traverse la ville grâce à des galeries et des canaux, et ça c’est assez inédit. Le nom maya de la cité est en fait Lakam Ha, qui signifie « Grandes eaux », en référence aux nombreuses sources et cascades que l’on peut trouver à travers la ville. Vous entendrez peut-être aussi parler de B’akaal, une cité géographiquement proche et plus ancienne que l’on considère (si j’ai bien compris) comme avalée, par la suite, par la cité de Lakam Ha. Palenque n’est finalement que le nom que les Espagnols donnèrent à la cité en la découvrant.

La foret à perte de vue

Et vous savez quoi ? Je ne suis pas la seule à trouver qu’elle vaut le détour, et elle est d’ailleurs classée par l’Unesco au patrimoine culturel de l’humanité en 1988.

10 très bonnes raisons d’aller visiter le site archéologique de Palenque :

(plutôt qu’un autre)

1- Un site archéologique dans la jungle, ça a un goût d’aventure en plus ! Ce n’est pas le seul, certes, mais c’est le plus accessible.

2- Question climat, il fait chaud (et humide) mais puisqu’il y a des arbres partout, il y a beaucoup d’ombre. Et même pas de moustique ! Ça compte pour plusieurs points ça non ?

3- Il n’y a pas que deux pyramides qui se battent en duel. C’est assez grand et il y a plusieurs constructions remarquables. On les découvre au fur et à mesure et ça n’en finit pas.

4- Elles sont bien conservées, ces pyramides. Par exemple, les temples aux sommets des pyramides sont encore présents. Ce n’est malheureusement pas le cas à Teotihuacán ou Monte Alban par exemple.

5- On peut se balader dans les couloirs, apercevoir des escaliers, une tour, descendre, remonter… Les possibilités d’exploration sont plus diversifiées.

6- Je vous ai dit qu’il n’y avait pas grand monde ? Et oui, dès qu’on sort des lieux les plus connus (et de la haute saison aussi) on est tranquille pour le bruit, les photos, le plaisir…

7- Il y a même un ruisseau et deux petites cascades à découvrir.

8- Enfin, pour ceux qui ne n’ont pas d’oursins dans les poches comme moi, ou qui voyagent en groupe : il y a des guides parlant français. Pour deux personnes, ça reste cher.

9- En visitant ce site, vous contribuerez à la conservation d’une zone protégée et à un écotourisme profitant aux populations locales.

10- Tout n’est pas toujours très facile d’accès dans le Chiapas, où alors il faut dépenser des pesos ! Et justement, ce site là est tout près de la ville de Palenque, une ville où on peut se loger facilement. Ensuite, il ne reste plus qu’à prendre un des combis locaux qui y mène directement. Ils passent très très fréquemment (toutes les 2 minutes par moment) et sont très abordables (20 pesos soit 1€ par personne).

LA pyramide du site – Templo de la Cruz

J’aurais pu citer le musée dont l’entrée est comprise dans le prix du billet, comme toujours. Bien que je n’ai rien à lui reprocher, il n’a pas sa place dans mon top 10, qui correspond à mes propres goût. Mais on peut peut-être dire que c’est le petit bonus supplémentaire si cela vous plaît !

Si vous voulez en savoir un peu plus avant de vous envoler pour le Mexique, jetez un coup d’œil à l’article très complet (au risque de vous spoiler un peu 😉 de :

Horizon Nomade – article en français

Et bien sûr, on n’oubli pas d’investir dans le guide du routard, un vrai guide papier indispensable dans les musées, les sites archéologiques tels que Palenque et pour TOUT votre périple (à acheter d’occasion si vous le pouvez).

Absorbée par temps de transparence…

J’espère que cet article vous a plu ! J’adorerai que vous me disiez quels sites vous avez préféré et pourquoi ? si vous êtes déjà allez découvrir le Mexique. Et si ce n’est encore qu’un projet, est-ce que Palenque est sur votre liste maintenant ?

Merci de m’avoir lu <3

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